Scène food
Le maquis, patrimoine vivant de la nuit ivoirienne
Scène food. Braséros qui fument, poisson entier, alloco doré : le maquis n'est pas un décor, c'est une institution. Reportage à Yopougon.
À Niangon, la nuit tombe et les braseros s'allument. Chez Tantie Marguerite, on ne dîne pas : on s'installe. Le poisson braisé arrive entier, la sauce piment vert pique juste ce qu'il faut, et l'alloco ne s'arrête jamais vraiment.
Une cuisine de transmission
Le maquis, c'est d'abord une grammaire : le feu de bois, la cour ouverte, le partage. On y vient en famille — il y a même un coin pour les enfants — et l'on y reste tard, parce que personne n'est pressé.
« Les escargots sauce claire, une dinguerie. L'âme d'un quartier dans une assiette. »
— Aya K.
Réserver un maquis ? Oui, vraiment
On croit le maquis incompatible avec la réservation. C'est l'inverse : réserver, c'est s'assurer une paillote au calme un samedi de match, sans renoncer à l'esprit du lieu. La modernité au service de la tradition, pas contre elle.
La rédaction
Restoo — la table d'Abidjan, réservée d'un geste.